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23/04/2007 Les clients nous rendent visite à Yutz

Le 20 avril dernier Arcelor-Profil a reçu la visite du Syndicat de la Construction Métallique de France (SCMF). 24 constructeurs métalliques, sous la Présidence pour la section Est de Monsieur Dominique Saugier de la société Waltefaugle accompagnés de Monsieur Jean Louis Gauliard Secrétaire Général France ainsi que de Monsieur Lucas Directeur Général du CTICM (Centre Technique Industriel de la Construction Métallique), ont fait le déplacement pour tenir leur réunion semestrielle et aborder avec nous quatre grands thèmes :

 - l’approvisionnement en produits aciers, poutrelles, laminés marchands, tubes en nuance S275
 - l’évolution vers des produits plus techniques répondant aux structures de plus grandes portées
 - la mise à disposition de stocks permettant des livraisons dans des délais très courts
 - la réactivité du groupe Arcelor Mittal face à leurs besoins en matière de parachèvements


Après une réunion de travail sur ces sujets et un agréable repas pris en commun, nous avons visité les sites de parachèvements d’Arcelor-Profil Yutz, le stock du Centre de Logistique Européen du Hâneboesch et le site de production de poutrelles de Belval au Luxembourg.

Nous avons été pleinement récompensés de cette journée placée sous le signe de la satisfaction et de la fidélisation de nos clients par la réception de ce courriel du Président :

« Au nom du Groupement Est de la Construction Métallique et de tous les participants, nous vous remercions de l'excellente journée que vous nous avez fait passer. En plus du côté convivial, favorable pour nos relations de partenariat fournisseurs - clients, nous avons pu apprécier, et vos installations modernes avec la fabrication toute automatique des aciers et des profilés, et votre volonté de service de vos clients (nous-mêmes) par un stockage de très grande envergure, ainsi que par votre usine de parachèvement possédant toutes les machines les plus modernes existantes sur le marché

Bravo encore.

Je vous prie de croire Monsieur en nos meilleurs sentiments.

Dominique SAUGIER.

WALTEFAUGLE S.A.S. »

 
28/12/2006 Parcs de stationnement aériens ouverts à structure métallique
 
L’évolution de la réglementation française en matière de sécurité incendie a permis l’ouverture du marché des parcs de stationnement aériens ouverts et largement ventilés aux structures métalliques non protégées. La démarche de justification exposée ci-après ne constitue nullement une dérogation par rapport aux critères de sécurité habituels. Au contraire elle traduit une meilleure appréciation du risque et conduit à un dimensionnement tel qu’un feu sévère impliquant plusieurs véhicules ne pourra pas provoquer d’effondrement structurel, même sans intervention des pompiers ou de moyens d’extinction quelconques.
 
Le processus justificatif se fonde sur l’arrêté dit « de résistance au feu » du 22 mars 2004 (J.O. du 1 avril 2004). En alternative à une justification habituelle par rapport au feu conventionnel normalisé (courbe dite ISO 834), cet arrêté ouvre la porte à une analyse plus raffinée basée sur l’échauffement résultant d’un feu réel sévère comprenant une phase de refroidissement naturelle (sans arrosage) après la montée rapide en température consécutive à un embrasement.
 
Les moyens de calcul numériques modernes rendent possible une analyse des échanges thermiques entre le feu et la structure porteuse, de même qu’une simulation du comportement mécanique de celle-ci à haute température. Une telle démarche de justification au feu « naturel » - appelé ainsi par opposition au feu conventionnel d’essai en laboratoire – exige cependant un accord préalable des autorités sur les scénarios envisagés. Il convient de définir le feu de calcul à partir du nombre et du type de véhicules en feu, de la connaissance de leurs propriétés combustibles, de la progression dans le temps d’un véhicule à l’autre, et du positionnement des véhicules sinistrés par rapport aux éléments structurels.
 
L’Arrêté du 9 mai 2006 (J.O. du 8/7/2006) régit à présent les parcs de stationnements couverts. Il exige pour la structure une résistance au feu normalisé de 60 ou 90 minutes selon le nombre de niveaux. Conformément à l’Arrêté du 22 mars 2004 cette exigence peut être remplacée par une étude démontrant une absence de ruine sous un feu réel consécutif à des scénarios préalablement définis et acceptés. Un travail de longue haleine avec le MEDD (1) – qui couvrait auparavant les permis de bâtir pour les grands parkings - et la collaboration de l’INERIS (2) et du CTICM (3) a permis de dégager à partir des statistiques et des essais disponibles des scénarios standardisés reconnus pour les parcs de stationnement largement ventilés tels que définis dans l’Arrêté. Ces scénarios impliquent jusqu’à sept véhicules en feu et sont majorant par rapport aux statistiques extraites des sinistres dans différentes villes françaises et européennes. Ils constituent une base de calcul des champs de température et de l’échauffement des éléments structurels en fonction de leur positionnement par rapport aux véhicules qui s’embrasent successivement.
 
Les calculs de vérification de la stabilité effectués sur base de ces scénarios ont montré que le calcul en situation d’incendie était dimensionnant et qu’il était particulièrement utile pour éviter toute protection rapportée sur l’acier de faire collaborer en flexion la dalle en béton et les poutres métalliques, en assurant une connexion complète entre les matériaux béton et acier par les goujons soudés sur l’aile supérieure des poutrelles.
 
Pour faciliter le travail de pré-dimensionnement préalable à un chiffrage sécurisé, une étude paramétrique a été commandée par ARCELOR au CTICM en considérant le fait que les dispositions courantes de places de stationnement conduisent à un nombre relativement limité de trames structurelles pour couvrir la plus grande partie du marché potentiel. Les calculs ont permis de valider des profilés laminés acceptables dans différentes configurations géométriques et pour différents niveaux de chargement suivant la présence ou non d’une couche d’étanchéité plus ou moins lourde sur les dalles. Ces résultats sont disponibles dans une brochure éditée par ARCELOR et disponible sur demande. En pratique, pour des dispositions voisines de celles adoptées dans les tableaux, il est possible à un ingénieur maîtrisant la construction mixte acier-béton d’interpoler pour rechercher le profilé minimum en se basant sur les paramètres essentiels en matière de comportement au feu des structures métalliques : le niveau de chargement et le facteur de massiveté du profilé, calculés suivant les Eurocodes 3 et 4.
 
Des situations spécifiques non couvertes par les conditions définies dans le « Guide » nécessitent une analyse thermique et mécanique plus poussée. C’est notamment le cas lorsque les véhicules occupent des positions relatives sous les poutres différentes de celles envisagées par les scénarios utilisés, ou lorsqu’on envisage des schémas statiques plus complexes (continuités, porte-à-faux, etc.). De telles dispositions sont à éviter dans la mesure du possible pour simplifier la démarche de validation.
 
Dès la passation d’un marché de parc de stationnement aérien, le constructeur ou son bureau d’études doivent soumettre les scénarios de calcul à l’approbation des « autorités locales compétentes », en fait à la sous-commission départementale pour la sécurité contre les risques d’incendie dans les ERP/IGH. Ensuite, il convient d’établir une note de calcul justificative, basée éventuellement sur une interpolation entre les résultats du Guide, ou faisant intervenir un calcul de simulation plus poussé. La procédure de l’Arrêté de 2004 veut que cette note soit soumise pour validation à un laboratoire agréé : CTICM ou CSTB (4). Le laboratoire missionné émet après examen détaillé un « avis sur étude » qui, s’il est favorable, donne le feu vert pour la réalisation de l’ouvrage.
 
Bien entendu, la conception doit répondre aux règles habituelles de construction, et en particulier à l’Eurocode 4 qui couvre les constructions mixtes acier-béton. Il convient de noter à ce sujet un avantage pratique offert par les structures mixtes : le nombre très réduit – voire l’absence – de joints de dilatation dans la structure, moyennant un calibrage adéquat du ferraillage de la dalle. Ce plus s’ajoute aux avantages habituels de la construction métallique : rapidité, légèreté, faible encombrement, facilités d’extension et de transformation, etc..
 
Des projets de petite taille (< 250 places) ont été réalisés en structure métallique et mixte acier-béton (Aubervilliers, Saverne), et les premiers grands parkings du même type (Carrefour Aix-en-Provence, Auchan Aubières, Auchan Amiens,..) ont vu le jour. Bien d’autres sont actuellement en chantier ou en gestation. Ces premiers succès sont de bon augure pour une large ouverture à l’acier d’un marché prometteur.
 
Jules MATHIEU
Ing. Assistance Technique A.C.S.
 
(1)   MEDD : Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable
(2)   INERIS : Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques
(3)   CTICM : Centre Technique Industriel de la Construction Métallique
(4)   CSTB : Centre Scientifique et Technique du Bâtiment
 
28/12/2006 Une nouvelle norme sur les aciers de construction
La ratification par le Comité Européen de Normalisation (CEN) de la nouvelle norme européenne EN 10025 :2004 concernant les aciers de construction modifie la mise sur le marché des sections laminées à chaud d’Arcelor Commercial Sections. La norme harmonisée EN 10025-1 :2004 a été élaborée dans le cadre du Mandat M/120 « Produits métalliques de construction et produits connexes » sur base de la Directive UE sur les Produits de Construction (DPC 89/106/EEC). Elle s’applique aux produits en acier laminés à chaud et définit également leur marquage CE. L’EN 10025 :2004 a reçu le statut de norme nationale dans les différents pays de la Communauté Européenne en 2005 et toutes les normes nationales en contradiction devront être retirées au plus tard en août 2006.
 
La nouvelle norme est constituée de 6 parties et remplace les normes EN 10025 :1990+A1 :1993, EN 10113 :1993, EN 10137 :1995 et EN 10155 :1993.
 
 
EN 10025: 2004 / NF EN 10025 :2005
Produits laminés à chaud en acier de construction
 
 
Normes antérieures
à partir d’août 2006
Partie 1: Conditions techniques générales de livraison
Conditions générales
Partie 2: Conditions techniques de livraison pour les aciers de construction non alliés
EN 10025 :1993
Partie 3:Conditions techniques de livraison pour les aciers de construction soudables à grains fins à l'état normalisé/laminage normalisé
 
EN 10113-2:1993
Partie 4:Conditions techniques de livraison pour les aciers de construction soudables à grains fins obtenus par laminage thermomécanique
 
EN 10113-3 : 1993
Partie 5:Conditions techniques de livraison pour les aciers de construction à résistance améliorée à la corrosion atmosphérique
 
EN 10155 :1993
Partie 6:Conditions techniques de livraison pour produits plats des aciers à haute limite d'élasticité à l'état trempé et revenu
 
EN 10137-2 :1995
 
Les parties 2 et 4 de la nouvelle norme sont applicables aux aciers d’Arcelor Commercial Sections. Par rapport aux normes antérieures, les principaux changements portent notamment sur la modification des désignations et des compositions chimiques de certaines nuances ainsi que l’harmonisation des valeurs de résistance en traction.

Les classes 1 à 3 pour l'aptitude à la galvanisation à chaud ont été introduites.
 
ClassesEléments en % de masse
 SiSi + 2,5 P
P
1
<= 0,030
<= 0,090-
2<= 0,35 --
3*0,14 <= Si <= 0,25-<= 0,035
          * : Arcelor Sections fournit des aciers conformes à la classe 3

Le marquage CE des produits longs d’Arcelor Commercial Sections
D’après la partie harmonisée de la NF EN 10025-1:2005, les aciers de construction couverts par cette norme doivent être marqués CE à partir du mois d’août 2006. En France, tous les produits laminés à chaud en aciers de construction, fabriqués à partir du 1er juillet 2006 devront être marqués CE. Les stocks encore disponibles pourront être commercialisés jusqu’au 1er février 2008. Au-delà de cette date, seuls les aciers de construction marqués CE pourront être mis sur le marché.
 
Suite à l’intervention d’un organisme notifié pour l’inspection initial du Contrôle de Production en Usine (CPU) et la mise en place du CPU en usine, les sites de production d’Arcelor Commercial Sections S.A. sont en accord avec le système d’attestation de la conformité 2+ (DPC 89/106/EEC). En cas de commande d’après la NF EN 10025:2005, les produits laminés à chaud d’Arcelor Commercial Sections portent déjà aujourd’hui le marquage CE. Le symbole du marquage CE est visible sur le document de contrôle.
 
Documents de contrôle selon EN 10204:2004
L’EN 10204 :2004, publié en octobre 2004 par le CEN, est en application depuis avril 2005.
 
Comme la norme antérieure EN 10204 :1991, cette nouvelle norme définit plusieurs types de documents de contrôle pouvant être mis à la disposition des clients en accord avec les arrangements au moment de la commande.
 
En comparaison avec l‘EN 10204 antérieure, les changements suivants sont d’importance :
 
 le relevé de contrôle spécifique 2.3 est annulé
 le certificat de réception 3.1.B est remplacé par le certificat de réception 3.1
 les certificats de réception 3.1.A et 3.1.C sont remplacés par le certificat de réception 3.2
 
Il est important de noter ici que le certificat de réception 3.2 est validé en usine par le représentant autorisé du contrôleur du producteur et le représentant autorisé du contrôle de l‘acheteur. En conséquence, l‘établissement d‘un certificat de réception 3.2 après fourniture auprès du client n‘est plus possible !
 
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